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Triste fleur couverte de brouillard*,
Emmurée dans le givre de ton cœur,
Revêts ton masque tous les jours,
Ce sourire factice,
Nul ne sait,
Nul ne devine,
Les sentiments, qui eux seuls t'animent.
Par mimétisme et habitude,
Tes mouvements qui leurs semblent si limpides,
Ne sont que jamais trop étudiés,
Eux ne le sauront jamais.
Fragile fleur couverte de brouillard,
Tu refoules les battements mêmes de ton cœur,
Bridée par des liens de velours,
Ce rire qui leurs semble complice,
Nul ne sait,
Nul ne devine,
Les tourments, qui eux seuls t'animent.
Par ennui tu parfais ton attitude,
Tes mains félines, aux mouvements si rapides,
Ne rêvent que de les défier,
Eux ne le saurons jamais.
Dangereuse fleur couverte de brouillard,
Telle de la soie tu tisses les fils de ta rancœur,
Brodant sur ton loup leurs contours,
Tes émotions si lisses,
Nul ne sait,
Nul ne devine,
La haine qui elle seule t'anime.
Par moquerie tu te joues de leurs hébétudes,
Ne faisant de ta bouche un sanctuaire qui lapide,
Ravalant tes mots assassins, comment se fier,
A ceux qui trop bêtes, ne sauront jamais.
*Fleurs couverte de brouillard: coutisane en terme chinois.
Publié par poupee-baroque à 18:47:21 dans La poupée divague. | Commentaires (6) | Permaliens
C'est cette fille, qui déboule, qui déballe, sous ses pieds, tout l'or du monde.
Menue, fluette, toute de soie faite, c'est un fait, cette fille est une poupée.
D'adoration sans doute, elle se meut, elle m'émeut, plus que tout l'or du monde.
A vrai dire, je ne sais pas même, à quoi elle ressemble, mais sous ses pieds, je vois tout l'or du monde.
Assise en face, elle me regarde, je le sens, je m'en moque, je ne relèverai pas les yeux.
Et je fixe, sans mot dire, tout l'or de son monde.
Un vernis, rien de plus, et tout est dit.
Publié par poupee-baroque à 22:33:47 dans La poupée divague. | Commentaires (2) | Permaliens
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